samedi 27 septembre 2008

Remise officielle (1)

Âmes sensibles, éloignez-vous !

On m’a dit qu’il y avait des gens derrière l’écran et que je devais leur dire quelques mots. Alors je me lance, même si j’ai pas tout compris.

Bonjour je m’appelle Julie Thi Huong, ,je suis née le 15 mai 2008 et j’ai un peu plus de quatre mois.

Aujoud’hui à 10 heures 15, on m’a remis officiellement mes parents (à moins que ce soit le contraire). Mon papa est très grand et il a des cheveux sur la figure, c’est rigolo. Ma maman, elle est petite et elle a des cheveux foncés (faut que je vérifie mais je crois que c’est pour cacher quelques tifs gris). Ils ont été (presque) à la hauteur de l'événement. Ils n'ont pas pleuré, et papa a fait un discours.

Pffff, vous savez quoi, je crois qu’on m’a confié des parents amateurs, va falloir encore les former.

Bon je vous laisse car cette journée m’a épuisée (et que je suis un peu malade ; ça me prend les bronches voyez-vous...). Mon papa et ma maman vous donneront plus de détails sur cette folle journée ultérieurement (je connaissais pas le mot, il m’a été soufflé).

À bientôt...

Signé Julie

vendredi 26 septembre 2008

Dernières heures ?

Merci à vous tous pour vos commentaires et messages. Oui, la nuit de vendredi à samedi sera probablement la plus courte et les heures vont s'égrener lentement (c'est qui qui va pas fermer l'oeil, hein, hein ?). Nous on continue à croiser les doigts, à serrer les fesses, et toucher du bois et à retenir notre souffle pour que le voyage vers Bac Kan soit maintenu.

Ce matin, nous sommes allés avec les copains Thiriet à l'ambassade, histoire de nous faire connaître auprès des services qui s'occuperont des papiers et autres autorisations de sortie de nos petits. Autant le dire : compte tenu de la date de retour (billet d'avion oblige), le timing va être extrêmement serré ! Mais alors serré de chez serré ! Tel que ça se profile, nous obtiendrons, dans le meilleur des cas, le visa de la gamine le jour même du départ. Extremely short !..

Ambassade de France à Hanoi : ne vous fiez pas au temps ensoleillé, la photo date d'il y a quelques jours...

Nous profitons de ce billet pour répondre à quelques messages privés. Nous recevons toujours bien vos messages (via notre courrielleur favori thunderbird), mais éprouvons parfois beaucoup de difficultés à vous répondre. Ça passe pas ! Pourquoi demanderez-vous, perplexe ? Ben, il se trouve que something in Vietnam a estimé que Wanadoo-doo-doo était un spammeur fou, et qu'en conséquence, il fallait interdire tout forme d'envoi vers l'adresse IP du serveur de messagerie. Na ! Vous, on sait pas, mais nous, ça nous arrange pas du tout cette histoire là... Dès lors, lorsque nous répondons à un message, c'est au prix de multiples manipulations internautiques qui prennent un temps fou (merci Jean-Lou). Comprenez-donc que, jusqu'à une éventuelle amélioration du système, nous allons y aller mollo sur les réponses aux courriels.

À diverses questions ou commentaires qui nous ont été posés, voici, en vrac, des éléments de réponse :
  • Pouvons-nous vous joindre par téléphone et quand ?
La réponse est non.
Cela n'est pas dû à une mauvaise volonté de notre part. Cependant, déjà que nous n'arrivons pas à communiquer d'une chambre à l'autre au sein même de la Guest house, alors vous pensez bien qu'un appel en provenance de l'Estranger ???!!! Ensuite, nous ne savons jamais où nous serons et quand nous serons là où nous nous rendons ! Faut s'y faire au rythme du Vietnam !..
  • Vos chiens vous manquent-ils ?
La réponse est oui.
  • Trouve-t-on des scies égoïnes au Vietnam ?
En cherchant bien, on trouve de tout au Vietnam...

Bon, allez, c'est pas tout ça, mais il faut qu'on se prépare à une nuit blanche nous (on n'est jamais prêt assez tôt !). Si tout se passe bien, le prochain rendez-vous vous est fixé avec la petite Julie !

jeudi 25 septembre 2008

Hagupit, c'est parti

La météo semble se calmer, même si le temps est pluvieux sur Hanoi depuis hier. Plus rien à voir avec la chape de plomb des derniers jours. Même la chaleur commence à devenir supportable (c'est dire !). D'un autre côté, nous passons plus de temps à la Guest House. Pour vous faire une idée, voici une vue prise depuis la fenêtre de notre petit chez-nous :

Quelques scènes de pluie devraient permettre de fixer les esprits. Bien entendu, comme le dit le proverbe, pluie du matin n'arrête pas le pélerin. Ainsi, les étudiants se rendent invariablement à l'école :

La circulation non plus ne semble guère être affectée par la pluie. Un peu de couverture plastique, et hop, ça continue !

Pendant ce temps là, le typhon Hagupit se transforme lentement en une tempête tropicale, dont il ne devrait prochainement plus rester grand chose (il n'est qu'à voir les deux graphiques ci-dessous : c'est flagrant, la bête perd de sa vigueur !).


Autrement, les nouvelles sont plutôt bonnes. Si tout va bien, nous devrions embarquer pour Bac Kan vendredi vers 5 h (heure locale, soit environ minuit pour vous). Comment dire ? Nous sommes plutôt tendus, et heureux ! Nous attendons pour l'instant la confirmation du correspondant de Destinées..., lequel vient tout juste de passer nous voir (alors même que nous étions en train de composer ce billet - si c'est pas du reportage live ça !). Et bien non, ça ne sera pas vendredi, mais samedi que nous irons à la rencontre de la petite Julie. Départ de Hanoi vers 5 h du mat' ; arrivée prévue à Bac Kan vers 10 h.

Le voyage se fera peut être sous la pluie ; nous aurons peut être quelques troncs d'arbres à déblayer sur le chemin... Qu'importe ! Nous braverons tous les dangers (n'oubliez pas que Jean-Lou dispose d'un couteau suisse !..). Bon, pour ce qui est de la scie égoïne, on se dit qu'on aurait peut-être quand même dû la prendre. Maintenant que nous savons que nous avons une journée d'attente supplémentaire, peut-être est-il encore temps de nous décider à en acheter une sur place. Nous verrons cela en temps utile...

Pour l'instant, le nécessaire pour parer aux premières éventualités est dores et déjà prêt. La petite Julie a de quoi être changée, nettoyée, nourrie, habillée... Et tout cela dans un tout petit sac, prêt à partir :

Pire ! Nous avons même réussi à caser un hochet et des fringues à l'intérieur. Même de l'eau. Incroyable ce qui peut rentrer là-dedans... Il ne reste plus qu'à préparer nos affaires à nous ! Allez, c'est tout proche !...

Sans transition maintenant. Certaines personnes nous envoient des messages sur notre messagerie personnelle. Merci tout plein. Nous essayons d'y répondre mais malheureusement nos messages ont du mal à parvenir à leurs destinataires. Il semble qu'il y ait des problèmes techniques tout à fait indépendants de notre volonté. Soyez indulgents. Merci pour nous !

mardi 23 septembre 2008

Farniente

Bon, ici, le temps s’écoule. D’aucun dirait « paisiblement ». Mouais. « Chaleureusement » serait plutôt le mot. A tout point de vue. Le climat, bien entendu (vous vous en doutiez), mais aussi les gens, un peu partout. C’est plutôt agréable et réconfortant de croiser des visages souriants tout au long de nos balades ; ça apaise...

Aujourd’hui, petite sortie déjeuner au restaurant d’application Hoa Sua afin de faire des repérages dans le quartier des ambassades (notamment, l’ambassade de France, avec prise des horaires d’ouverture du service des visas ; d’accord, c’est prématuré, mais bon...).

Certes, le quartier est moins touristique que le vieux centre ville, mais on y trouve quand même quelques bizarreries. Ainsi, quelque chose qui nous a fait penser à notre chère eiffel tower, ainsi qu’au moulin rouge (toute proportion gardée, bien entendu...).

Les plus férus d’entre vous (nous les saluons au passage d’une bonne bourrade dans les côtes !) se souviendrons de notre étonnement face à d’étranges inscriptions. Et bien, une fois sur place, force est de constater que c’est une réalité : il y en a partout, sur quasiment tous les murs. Si, avec ça, la maçonnerie ne décolle pas à Hanoi...

Ensuite, remontée vers le lac Hoa Kiem (kesk’on y rôde par là bas !).

Puis séance de farniente au bord du lac, à l’ombre, en sirotant quelques boissons colorées et rafraichissantes. A deux d’abord, puis très vite rejoints par nos chers compagnons Christophe et Emmanuelle.

Le temps passe. Pas de nouvelle de la petite Julie que nous sommes (évidemment !) impatients de rencontrer. Chaque soir, nous déposons un bisou sur la petite photo en notre possession, mais ça ne remplace vraiment pas, mais alors vraiment pas ! Le représentant de Destinées nous a confirmé faire des efforts pour que la remise officielle ait lieu cette semaine. On verra bien...

Autrement ? Ben autrement, on nous annonce un typhon qui, aux dires de la météo d’hier soir, devrait se centrer sur Ha long demain, et autour de Bac Kan Jeudi. Mais bon. Pas de panique. Les locaux nous disent que c’est un petit machin, un typhounet, une tornadounette de rien du tout, en quelque sorte. Nous, on veut bien les croire. Maintenant, les plus perspicaces d’entre vous (et nous les saluons au passage d’un clin d’oeil appuyé) connaissent la nature sceptique du Jean-Lou. Il veut constater par lui-même (foutez m’en encore des esprits rationnels tiens !). Dès lors, en cas de survivance, des nouvelles au prochain épisode...

Bah bien sûr qu’on va survivre, on n’a pas encore goûté à tous les plats ! Trêve de plaisanterie, pour ceux qui seraient sur le départ pour Hanoi puis pour Bac Kan, n’hésitez surtout pas à nous poser des questions soit par le biais de la catégorie « commentaires » soit en nous écrivant directement à la rubrique « contact ». Vous commencez à nous connaître à présent. C’est avec un esprit rigoureux, objectif et scientifique, sans aucun parti pris ni préjugé, sans laisser transparaitre notre point de vue, et avec le plus grand sérieux que nous prendrons le plus grand soin de vous répondre.

Portez vous bien et à très vite...

lundi 22 septembre 2008

Ah, c'qu'on est bien...

La chambre d’hôte c’est... comment dire ? C’est un peu comme si, en changeant de pièce, on passait du Vietnam à l’Islande sans passer par la case départ, sans ligne de transition : vous ouvrez la porte et ça y est ! Bienvenue sous les tropiques ! Vous ouvrez la porte dans l’autre sens et hop, bienvenue en Islande. Évidemment, pas de possibilité de changer de tenue durant la téléportation, ce qui fait que vous pouvez débarquer trop court vêtu du côté Islandais, tout comme passablement trop emmailloté du côté tropical.

Mais commençons par le commencement. Voyons d’un peu plus près le lieu d’accueil. Tout d’abord, ne jamais se fier à la largeur d’un bâtiment. Jamais !


Habitués que vous êtes de la proportionnalité, des « bonnes » formes, et autres harmonies architecturales, oubliez tout ce que vous savez. Ici, la plupart des terrains ne font guère que trois-quatre mètres de large, sur une dizaine de long, ce qui, il faut bien se rendre à l’évidence, exerce un impact sur la construction : tout en hauteur ! La Guest House où nous sommes logés n’échappe en rien à la règle.


Après tout, nous avons de la chance d’être logés au cinquième étage : la vue est dégagée et nous perdons des grammes superflus à chaque montée-descente.

Allez, venez, on vous invite dans notre petit chez-nous. Vous rentrez et direct vous tombez (ne vous faites pas mal) sur la cuisine. On vous proposerait bien d’y casser la croûte avec nous mais voilà, fait trop chaud !

Qu’à cela ne tienne, passons sur la terrasse et sirotons un petit drink tout en admirant la vue. Naaaaan, on plaisante, après 5 heures du matin, la terrasse n’est plus praticable, fait trop chaud !


La salle de bains ? Pas vraiment l’endroit pour se livrer à des agapes.

Alors où ? Dans la chambre à coucher bien sûr, où nous passons le plus clair de notre temps lorsque nous sommes à la Guest House. La chambre à coucher bien sûr car c’est là que se trouve notre alliée du moment la plus précieuse : la clim’.

Nous finirons en vous livrant un petit secret. Il y a trois éléments pour lesquels nous serions prêts à tuer si quelqu’un nous menaçait de nous les retirer :
  • la bouilloire : indispensable pour préparer les litres de thé que nous buvons quotidiennement

  • le frigo : indispensable pour préparer les glaçons qui serviront à rafraichir les litres de thé que nous buvons quotidiennement.

  • la clim’ : indispensable pour rafraichir la pièce où nous buvons les litres de thé ci-dessus mentionnés.

Par ailleurs, la journée de Lundi fut aussi celle des retrouvailles après un week-end exaltant. Pas la peine de reprendre en détail le périple d’Emmanuelle & Christophe (on apprécie beaucoup l’épisode de la couchette). Disons simplement qu’il faut trouver le moment d’en parler (autour d'une bière par exemple, boisson idoine pour tenter de faire baisser sa température interne).


Ensuite, séquence emplettes à travers Hanoi. Au détour des boutiques de fringues, nous avons craqué (comme d’hab’) pour quelques robes pour la petite Julie... En attendant...

dimanche 21 septembre 2008

Calme plat

Tout commence par un petit-déjeuner léger (à peine 7 plats...), puis digestion sur le Sun deck (ça fait classe non ?).


La matinée s’étire langoureusement, et c’est vers midi que nous attaquons le déjeuner (bof, environ 20 plats, mais bon, au point où on en est...).


Retour en bus : même chauffeur qu’à l’aller, mêmes péripéties (on a bien senti qu’il se moquait du phàp qui manifestait une franche tendance à vouloir freiner du pied). On passe sur les embouteillages de Hanoi un dimanche en fin d’après-midi. N’empêche que l’art et la manière de se faufiler là-dedans permet de décongestionner le tout.


Arrivés à la guest house, dernière petite anecdote. Deux jeunes filles que nous ne connaissions pas étaient assises à une table. Lorsque nous sommes entrés, l’une d’elle s’est adressée à Tú Chinh en anglais. Tú Chinh, qui ne comprend pas l’anglais, s’est alors adressée à Virginie pour savoir ce qu’elles voulaient. Virginie, qui parle anglais, leur a donc demandé ce qu’elles voulaient. Elles voulaient boire quelque chose de rafraichissant. Virginie dit à Tú Chinh que ces jeunes filles veulent quelque chose de rafraichissant. Tú Chinh s’adresse à la patronne et lui dit en vietnamien que les jeunes filles veulent une boisson fraiche et... bla bla bla et bla bla bla.

Bref, cette petite situation, somme toute banale, de consommation banale de boisson banale a duré une bonne vingtaine de minutes avec l’intervention de divers traducteurs non-assermentés, mais néanmoins redoutablement efficaces ! Mais pourquoi cette situation rocambolesque ? Ha, on vous avait pas dit ? Tout le personnel, oui oui, TOUT le personnel de la Guest House, ne parle que le vietnamien. Pas d’anglais, pas de français, pas de russe, pas d’espagnol... QUE le vietnamien, on vous dit !

Bref, au quotidien, on se marre et on se perfectionne dans la gestuelle internationale (le mime Marceau doit se retourner dans sa tombe). Pour l’instant, les résultats sont... très mitigés.

Très prochainement, on vous en dira un peu plus sur notre petit home sweet home. En attendant des nouvelles de la petite Julie...

samedi 20 septembre 2008

Hạ Long z'y

Notre dynamique et pétillante guide Tu Chinh est passée nous chercher à la Guest House à bord d’un bus qui, en enfilant les petites rues, a pris à son bord des petits groupes de touristes les uns après les autres jusqu’à ce que le bus soit rempli. Petit détour par l’agence pour embarquer des reporters de la chaine VTV6 (série « grand reportage sur la vie des touristes »), puis direction la baie.


Y’a pas à dire, le comportement routier au Vietnam est un art que l’européen moyen ne saurait acquérir. La circulation, c’est déjà impressionnant vu « de l’extérieur », mais alors, quand vous êtes dedans, pendant plusieurs heures, ça décoiffe ! Ce « spectacle » semble beaucoup amuser les buffles qui n’hésitent guère à accompagner le flot de circulation histoire d’aller voir si l’herbe est meilleure en face (« the grass is always greener on the other side !.. »). On a même vu une maman buffle et son petit sur le bord de l’autoroute... enfin, vous le croiriez pas.

Arrivés à la baie, quelques minutes de patience avant d’embarquer.


Légère collation (environ une quinzaine de plats). Ensuite, d’un pied marin, alerte et léger, longue visite de la surprising grotte (pourquoi surprising ? Ben vous avez qu’à y aller vous-même !..). Bon, la grotte est magnifique et mérite le détour, ne serait-ce que pour pouvoir montrer fièrement, vous-aussi, cette photo :


De là, descente jusqu’à un village de pêcheur, revêtement de gilets de sauvetage, et embarquement immédiat dans des canoë-kayak pour une petite balade autour des rochers pendant environ 1 h 30. On voulait pas ; on a adoré ! Tú chinh aussi semblerait-il !


Tout ça, ça creuse, donc retour vers le bateau pour une légère collation (une quinzaine de plats...), et retour en cabine pour une nuit (presque) réparatrice.